Phase menstruelle : pourquoi je ralentis (et pourquoi tu devrais peut-être aussi)
- Gisou Chalmagne
- 12 févr.
- 3 min de lecture
À l’heure où j’écris cet article, je suis à J2.
J2 de mon cycle menstruel. Et si tu ne le savais pas encore : le cycle commence le premier jour des règles.
Pas à l’ovulation. Pas quand on “se sent mieux”. Le premier jour du saignement.
Depuis ma première grossesse en 2018, je ne prends plus la pilule. Plus de stérilet non plus. J’ai laissé mon corps fonctionner seul. Et j’ai commencé à observer.
À ressentir.
À comprendre mes phases.
Mon histoire avec les règles (et pourquoi ce n’est pas “instagrammable”)
Je vais être honnête.
Chez moi, les menstruations ont toujours été compliquées.
Depuis mes premières règles à 13 ans :
– cycles longs et irréguliers– SPM douloureux– règles très abondantes, parfois hémorragiques– ventre gonflé comme à cinq mois de grossesse– douleurs dans le bas-ventre et le bas du dos
On a même suspecté une endométriose.
Alors non, pour moi, les lunes ne sont pas “magiques”. Elles sont intenses.
Et pendant longtemps, je les ai subies.
La phase menstruelle : l’hiver du cycle féminin
Dans l’approche cyclique, la phase menstruelle correspond à l’hiver.
C’est la saison intérieure du ralentissement. Du repli. De l’intuition.
On l’associe à l’archétype de la Femme Sage, de la Grand-Mère intérieure.
Physiologiquement, c’est logique :
Les hormones chutent.
L’énergie baisse.
Le corps élimine.
Le système nerveux est plus sensible.
Et pourtant…
Notre société nous demande d’être identiques chaque jour du mois.
Productives. Disponibles. Efficaces.
Comme si nous étions linéaires.
Mais nous sommes cycliques.
Comme la lune. Comme les saisons. Comme la terre.
Ce que j’ai appris (et intégré) pour mieux vivre mes règles
Je n’ai pas toutes les réponses. Et parfois, je manque de temps. Et parfois, je néglige.
Mais voici ce que j’ai intégré au fil des années :
1. Ralentir le rythme
Je programme moins de rendez-vous. Je ne place plus de gros événements pendant mes lunes. Je diminue la charge mentale quand c’est possible.
Ce n’est pas toujours simple avec des enfants. Mais c’est déjà un acte de respect envers moi-même.
2. Manger pour soutenir le corps
Protéines à chaque repas
Bonnes graisses
Moins de sucre (même si c’est tentant)
Alimentation chaude
Boissons chaudes
Le chaud soutient l’utérus. Le froid le contracte.
3. Bouger doucement
Yoga lent. Étirements du bassin. Mobilisation des hanches.
Bouger pour délier, pas pour performer.
4. Soutenir l’utérus naturellement
Je pratique la réflexologie plantaire pour soulager :
les tensions du bassin
les douleurs lombaires
le système nerveux
Le pied est un miroir du corps.
Souffrir pendant ses règles : normal ou pas ?
Il est important de dire ceci :
Avoir mal au point de ne pas pouvoir fonctionner n’est pas une fatalité.
Les douleurs menstruelles peuvent avoir différentes causes : déséquilibres hormonaux, inflammation, endométriose, stress chronique…
Mais chaque femme est différente. Chaque corps a son histoire.
La première étape n’est pas de lutter. C’est d’écouter.
Et si on arrêtait de se demander d’être identiques tout le mois ?
Nous sommes cycliques.
Notre énergie monte et descend. Notre créativité varie. Notre sociabilité change.
Honorer son hiver intérieur, ce n’est pas être faible. C’est être alignée.
Se faire accompagner pendant la phase menstruelle
Si tes règles sont douloureuses, lourdes, émotionnelles, tu n’as pas à traverser ça seule.
Certains soins peuvent soutenir cette période :
– Massage Féminin Sacré– Réflexologie plantaire “Cycles sacrés”– Accompagnement énergétique doux
L’objectif n’est pas seulement de soulager la douleur.
C’est de te reconnecter à ton corps.

De créer un espace où tu peux déposer ce qui pèse.
Et toi ?
Comment tu vis ta phase menstruelle ?
Est-ce que tes lunes sont douces, puissantes, chaotiques, silencieuses ?Qu’est-ce que tu mets en place pour te soutenir ?
On apprend toutes, encore et encore.
Et parfois, ralentir est déjà une révolution.




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